jeudi 26 novembre 2020

Svadhyaya ou la Connaissance de soi

« Dé-faire ce qui entrave les asanas » Quel serait le juste regard à porter au corps pendant le travail postural ?

Lorsque l’on pratique le yoga, il est important que le pratiquant yogi fasse en fonction de sa morphologie. D’un côté, il y a les consignes du professeur que le Yogi voudrait respecter, mais de l’autre, il y a le corps, notre corps qui est unique et cet « outil » peut nous freiner dans l’application des consignes.


Toute la différence se fera dans l’attention porté sur ses possibilités, ici et maintenant, dans la pratique. Cette attention s’appelle 
Svadhyaya ou la connaissance de soi. L’alignement dans les postures est certes primordial, mais devra être appliqué dans le respect du corps de chacun (ahimsa, non violence).

Le propos du Yoga n’est donc pas de faire des asanas, mais de dé-faire ce qui entrave les asanas. La posture n’est pas une finalité en soi, elle permet d’enclencher le processus intérieur, Svadhyaya. Ainsi, la pratique du yoga est un champ d’expérimentation et non pas une simple application d’alignements purs et durs. Il y a un allant, un dépassement qui se fait dans le désir de connaître et d’expérimenter « l’axe », « le juste ». Cela paraît de l’intérieur et certaines réponses quant au positionnement viennent d’elles-mêmes : le corps a son intelligence. Ce n’est pas facile pour les débutants, mais la pratique vous conduit vers cela. L’apprenti yogi est un explorateur qui vit une exploration consciente de la pratique qui tient compte des limitations mécaniques du corps, ne voit pas là de limite à son expérience du yoga. La posture sera alors prise différemment, tout en recherchant l’intensité équilibrée entre Shira (stabilité, rectitude, force, puissance) et Sukha (douceur, lâcher-prise, « espace heureux »), dans la conscience de la structure et dans une intensité physique respectueuse.

 


 

dimanche 4 octobre 2020

Les 8 piliers du Yoga

 Les cinq premiers membres sont dits externes (Bahir-Anga) car ils concernent la vie sociale, le corps physique, la respiration et la dimension spirituelle. Les trois derniers membres dits internes (Antar-Anga) développent plus spécifiquement la sphère spirituelle

  • Yamas : règles sociales ou la juste relation avec l’environnement social

    1. Ahimsa : la non-violence (ne pas être violent)

    2. Satya : la vérité (être authentique)

    3. Asteya : ne pas voler (ne pas prendre des choses qui ne me sont pas données)

    4. Brahmacarya : l’abstinence (s’éloigner de ce qui peut trop me distraire)

    5. Aparigraha : non-possessivité (ne pas être avide, ne pas prendre plus que ce dont j’ai besoin

  • Niyamas : règles personnelles d’auto-discipline ou la juste attitude vis à vis de soi

    1. Sauca : la pureté du corps (être propre et ordonné)

    2. Santosa : le contentement (se contenter, reconnaître ce qu’il y a de bien dans notre vie)

    3. Tapas : le travail (cultiver l’effort)

    4. Svadhyaya : l’étude (apprendre sur soi-même, se connaître soi-même)

    5. Ishvara pranidhana : le lâcher prise (s’en remettre à l’univers ou reconnaître qu’on ne peut pas tout contrôler)

  • Asanas : postures
    La posture mobilise les différents plans physique, émotionnel, mental, spirituel et vise l’harmonisation de tous ces plans.

    1. Posture culturelle : exerce le corps physique, améliore la circulation des énergies, favorise la stabilité corporelle et mentale.

    2. Posture méditative : pratiques plus intériorisées si le corps et le mental sont canalisés,

  • Pranayama : contrôle ou régulation du souffle
    Facilitée par la pratique des postures (assouplissement, conscience du corps), la régulation du souffle améliore grandement l’homéostasie générale de l’individu et sa capacité de concentration mentale. Tandis que l’homme ordinaire respire pour survivre, le yogi respire pour vivre.

  • Pratyahara : retrait des sens, des organes pour mieux canaliser et unifier le mental
    Nos 5 sens sont constamment attirés par le monde extérieur (les sons, les objets…) à un point tel, que nous sommes décentrés. Pour la plupart d’entre nous, les contraintes sociales font que nous n’avons plus le temps de faire une pause et que nous oublions, voire ignorons, notre propre nature.

  • Dharana : concentration
    Ici le yogi concentre sa conscience sur un objet externe (image, une pierre, un mandala, un son) ou interne (le souffle, une image mentale, la récitation muette d’un mantra, les bruits de notre corps, la vision de l’espace avec les yeux fermés). Pendant la concentration, l’esprit n’a de cesse de se focaliser sur l’objet choisi et engendre un flux d’images et de sensations qui ne concernent que lui. Cette concentration exclusive nous fait perdre la perception de toute autre sensation, d’abord durant quelques secondes, puis pendant la durée totale de la séance.

  • Dyanaméditation
    Après avoir réussi à se concentrer sur une seule chose, on peut passer à l’étape suivante : méditer ! La méditation laisse le flot des pensées couler, sans que l’esprit ne s’attache à une pensée en particulier.

  • Samadhi : attention absolue ou l’état d’unité
    C’est l’étape ultime du yoga, quand on ne voit plus les différences entre les êtres, quand on se sent uni avec le tout, connecté avec l’univers en général ! 

     



     


lundi 11 mai 2020

Pourquoi respire-t-on par le nez dans le Yoga ?

Respirer par le nez : simple lubie de yogi ou réel bénéfice ?

En fait cela a de réelles vertus : cette technique est préconisée dans le yoga particulièrement.

Pourquoi ?


En premier lieu, cela oblige à allonger sa respiration : le débit d’air est moins grand que par la bouche ouverte. Le pratiquant devra donc aller plus loin dans l’inspire. L’effet sur le mental est immédiat, cela crée, en plus, une légère pression sur les poumons ce qui améliore l’apport en oxygène.

Ensuite, physiologiquement, nous possédons un système de filtrage naturel de l’air dans le nez, grâce à des sortes de cils vibratiles présents dans notre muqueuse nasale. Ce système de filtre permet de purifier l’air entrant vers les poumons de certaines impuretés comme les poussières ou encore les pollens...

La respiration par le nez permet aussi de réchauffer l’air entrant pour le rapprocher de la température du corps et de l’humidifier.

Enfin, si l’on se place du côté de la physiologie indienne, le corps est parcouru d’un réseau de 72 000 canaux (appelés nadis) où circule l’énergie vitale (Prana). Les deux nadis principaux (Ida et Pingala), qui jouent un rôle majeur dans la circulation de cette énergie, passent au niveau des narines.

En respirant toujours par le nez dans la pratique du Yoga, nous activons Ida et Pingala et facilitons ainsi la circulation de l'énergie dans notre corps.

Vous comprenez alors mieux pourquoi votre professeur de yoga insiste autant sur cette respiration par le nez... 
Et d'ailleurs rapidement, vous avez peut-être observé que l'on n'arrive plus à respirer autrement :-)


lundi 30 mars 2020

Pratiquez la Cohérence cardiaque


Dans des situations de stress, la cohérence cardiaque peut être une aide précieuse pour le calme et la sérénité dans son quotidien. Je vous propose d'en savoir plus sur cette pratique et de vous accompagner dans cette pratique.

La Cohérence cardiaque : Définition
La cohérence cardiaque a montré de très bons résultats dans la gestion du stress, de l'anxiété et des émotions. Ce contrôle a de nombreux bienfaits sur la santé physique, mentale et émotionnelle. En contrôlant notre respiration, nous apprenons à réguler notre stress et notre anxiété. Cette technique simple permettrait de réduire également la dépression et la tension artérielle.

La cohérence cardiaque est un état particulier et joue sur la variabilité cardiaque soit la capacité qu’a le cœur d'accélérer ou de ralentir son rythme afin de s’adapter à son environnement. La cohérence cardiaque est une véritable technique physiologique de contrôle du stress.

Elle peut-être obtenue de plusieurs façons, mais la résonance cardiaque : cohérence cardiaque obtenue par la respiration et la règle du 365 qui est la plus rapide et la plus simple : trois fois par jour, six respirations par minute et pendant cinq minutes.

Comment ça marche ?
Le corps est régi par deux grands systèmes nerveux, le système somatique (actes volontaires) et le système autonome (régulation automatique). Le cœur participe activement au système nerveux autonome dont il occupe une fonction essentielle permettant l’adaptation aux changements environnementaux. La variabilité cardiaque désigne la variabilité de la fréquence cardiaque (pouls) ou la capacité du cœur a accélérer et à ralentir. L’importance de celle-ci se mesure à son amplitude. Plus l’amplitude est élevée et plus l’état d’équilibre de la santé est important.

Le système nerveux autonome est partagé en deux sous-systèmes : le sympathique et le parasympathique.

Le sympathique déclenche toutes les actions nécessaires à la fuite ou au combat, mais aussi l’accélération de la fréquence cardiaque et respiratoire ainsi que la dilatation des pupilles ou l’inhibition de la digestion.

Le parasympathique favorise quant à lui la récupération, la relaxation, le repos, la réparation…

La santé étant l’équilibre entre le sympathique et le parasympathique. Or l’inspiration stimule le sympathique lorsque l’expiration stimule le parasympathique.

La respiration étant contrôlée par le système nerveux autonome ET par le système nerveux somatique, il est donc possible se contrôler le système nerveux autonome par cette voie.

La respiration qui équilibre : cinq secondes à l’inspiration, cinq secondes à l’expiration, soit six respirations par minute.

Lorsque l'on respire six fois par minute on est pratiquement certain d’atteindre cet état d’équilibre de cohérence cardiaque. Ce n’est pas la seule méthode, mais c’est la plus simple, car il s’agit d’une fréquence respiratoire commune à tous, d’une constante physiologique propre à l’être humain. Avec cette fréquence de six respirations par minute on arrive à une fréquence respiratoire de 0,1 Hertz qui semble être une fréquence de résonance de nombreux biorythmes (les systèmes sympathique et parasympathique ont aussi cette fréquence).

Les bienfaits de la cohérence cardiaque
Pratiquer la cohérence cardiaque présente de nombreux bénéfices, à court terme comme à long terme.

Effets immédiats
  • Augmentation de l’amplitude de la variabilité cardiaque
  • Arrondissement et régularité de la courbe
  • Apaisement

Effets sur une moyenne de quatre heures :
  • Baisse du cortisol, la principale hormone de défense secrétée pendant un stress.
  • Augmentation de la DHEA, hormone de jouvence qui ralentit le vieillissement.
  • Augmentation des IgA salivaires qui participent à la défense immunitaire.
  • Augmentation de l’ocytocine, neurotransmetteur qui favorise l’attachement (aussi appelé « hormone de l’amour »).
  • Augmentation du facteur natriurétique auriculaire, hormone sécrétée par le cœur et qui agit sur l’hypertension artérielle.
  • Augmentation des ondes alpha qui favorisent la mémoire, l’apprentissage, mais aussi la communication et la coordination.
  • Action favorable sur de nombreux neurotransmetteurs (hormones qui véhiculent les émotions) dont la dopamine (plaisir) et la sérotonine (prévention de la dépression et des angoisses).

Effets à long terme (au bout d’une dizaine de jours) :
  • Diminution de l’hypertension artérielle
  • Diminution du risque cardiovasculaire
  • Régulation du taux de sucre
  • Réduction du périmètre abdominal
  • Meilleure récupération
  • Amélioration de la concentration et de la mémorisation
  • Diminution des troubles de l’attention et de l’hyperactivité
  • Meilleure tolérance à la douleur
  • Amélioration de la maladie asthmatique
  • Amélioration des maladies inflammatoires

La cohérence cardiaque en pratique
Trois fois par jour, six respirations par minute et cinq minutes durant pour obtenir des résultats, car ces trois chiffres ont une raison physiologique et sont basés sur de nombreuses études. Il s’agit du fameux 365.

Trois fois par jour, car les effets bénéfiques de la pratique ne persistent que quelques heures (trois à six heures). Une durée moyenne de quatre heures entre chaque pratique est donc recommandée.

L’effet principal de la cohérence cardiaque est l’équilibrage et la modulation du cortisol, l’hormone du stress. La séance la plus importante étant celle du lever au moment où la sécrétion de cortisol est la plus importante. Effectuer la deuxième séance quatre heures plus tard afin d’atténuer les événements survenus dans la matinée et préparer au repas et à la digestion. La troisième séance, en milieu ou fin d’après midi est aussi important que celle du matin, car elle prépare à la soirée.

Six respirations par minutes, car c’est la respiration à la fréquence de résonance des systèmes cœur-poumon commune à l’espère humaine et qui permet une augmentation optimale de l’amplitude de la variabilité cardiaque.

Cinq secondes à l’inspiration et cinq secondes à l’expiration en adoptant une inspiration abdominale par le nez et en expirant par la bouche comme si on soufflait dans une paille.

La posture : la position assise, le dos droit est recommandé, car la cohérence cardiaque ne fonctionne pas bien en position couchée pour des raisons anatomiques et physiologiques.

L’apprentissage et les guides respiratoires :
Pratiquer la cohérence cardiaque nécessite un apprentissage régulier et progressif, il est important de trouver les guides pour « entrer en cohérence cardiaque ». L’idée étant de prendre le contrôle de trente respirations pendant cinq minutes (une respiration = une inspiration et une expiration).

dimanche 26 janvier 2020

Atelier Sitar au Studio Samadhi

Pour commencer l'année 2020 tout en douceur, le StudioYoga Samadhi a organisé un atelier de Yoga Restorative le dimanche 12 janvier 2020.

Le Yoga Restorative permet de relâcher toutes les tensions accumulées. La particularité de ce yoga est de maintenir les postures durant 20 minutes. Pas besoin d'être en bonne condition physique ou même d'avoir déjà fait du yoga, le Yoga Restorative s'adresse à tous et est particulièrement efficace pour la gestion du stress ou le sommeil. C'est une méditation incorporée à une relation physique, ce qui permet une détente profonde du corps et de l'esprit. Cette relaxation physique est obtenue grâce à l’utilisation de supports : bolsters, briques, sangles, couvertures et même des chaises… Le fait que le corps soit maintenu dans une posture confortable permettra le relâchement de certaines articulations et fera ainsi disparaître toutes tensions musculaires.

Pour cette expérience, Gwen nous a accompagné dans cet état méditation au sitar, un instrument de musique magique et complètement envoutant.... Une expérience unique !

www.yogasamadhi.fr






mercredi 16 octobre 2019

Yo(R)ga

Dans le cadre du 24ème Festival de Toulouse les Orgues, Yoga Samadhi a proposé deux rencontres yoga les jeudi 3 et vendredi 11 octobre 2019 accompagné par l'organiste Marie-Evodie Mahieu, à l'église du Gesu. Une rencontre magique dans une lieu magique. Une expérience unique ! Durant 1h15, Betty Basset a proposé aux participants un enchainement de postures, une manière de s'intérioriser et de vibrer au son de l'orgue. Vous avez été nombreuses et nombreux à venir partager cette expérience. Un grand merci !







samedi 21 septembre 2019

Projection du documentaire "Debout"

Le Samedi 14 Septembre 2019, l'Américan Cosmograph a projeté pour une séance spéciale le documentaire "Debout". Après le film, une discussion s'est faite autour des bienfaits du Yoga sur la santé physique et mental que j'ai eu la joie d'animée.

Ce documentaire raconte l'histoire de Stéphane Haskell, photographe reporter qui, victime d'une maladie fulgurante, se retrouve paralysé. "Debout" raconte son voyage autour du monde à la rencontre des pratiquants de Yoga et de ceux qui ont renoué avec la vie grâce au yoga.
« Le yoga est la forme moderne de la liberté : pour un ouvrier face à la machine, un prisonnier face à l’absurdité du monde carcéral, aux pauvres pour s’abstraire de la misère, un malade face à l’enfer de la souffrance... Nous sommes tous prisonniers de quelque chose. Le Yoga est la forme moderne d’accès à une certaine liberté. » (Stéphane Haskell, extrait de Respire • Ed. Michel Lafon).